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Carrefour international du bois 2026 : le bilan chiffré de Nantes

Par gh5pg · · 7 min

Carrefour international du bois 2026 : le bilan chiffré de Nantes

Vous voulez l’essentiel du Carrefour international du bois 2026 ? Le salon nantais a réuni 650 exposants et 13 390 visiteurs, dont 41,5 % venus de l’étranger, représentant 100 pays. Il a aussi lancé un baromètre sur la filière avec l’IFOP et ouvert plusieurs espaces thématiques. Sa prochaine édition est fixée aux 30 et 31 mai et 1er juin 2028.

Cette synthèse s’appuie sur l’entretien avec Géraldine Cesbron, commissaire générale du salon, et Amélie Pade, de la Fédération nationale du bois (FNB). Il portait sur le bilan de l’événement et sur le stand « Les Bois de France ». Elle intègre aussi les informations publiées avant l’ouverture par la presse régionale et les relais institutionnels.


Les chiffres clés du Carrefour international du bois 2026

Le salon s’est tenu du 2 au 4 juin 2026 au Parc des Expositions de la Beaujoire, à Nantes. Il est organisé tous les deux ans par des professionnels, pour des professionnels, selon la page que lui consacre éduscol STI. L’accès se faisait par badge gratuit sur inscription.

📌 À retenir : 650 exposants, 13 390 visiteurs, 41,5 % de visiteurs internationaux issus de 100 pays. Trois jours, un rendez-vous tous les deux ans.

Indicateur Édition 2026 Repère
Exposants 650 « Plus de 600 » en 2024
Visiteurs 13 390 13 500 en 2024 (chiffre arrondi)
Part de visiteurs internationaux 41,5 % Soit environ 5 550 personnes (calcul d’après le total)
Pays d’origine des visiteurs 100 Exposants issus de 40 pays, selon éduscol STI
Durée 3 jours (2 au 4 juin) Rythme biennal

Sources : organisateurs du salon, entretien avec la commissaire générale ; Bretagne Circulaire et éduscol STI pour les repères antérieurs. Le total de visiteurs internationaux est une estimation arithmétique.

Une fréquentation stable plutôt qu’en rupture

Le chiffre de 13 390 visiteurs se situe au niveau des 13 500 visiteurs annoncés pour 2024, mais un peu en dessous. La comparaison reste fragile, puisque le chiffre de 2024 est donné sous forme arrondie. Les 650 exposants, eux, confirment une offre étoffée par rapport aux « plus de 600 » de la dernière édition.

La lecture la plus prudente est celle d’un salon qui consolide son audience dans un contexte économique tendu. Le baromètre ci-dessous éclaire d’ailleurs ce contexte.

Une dimension internationale revendiquée

Avec 41,5 % de visiteurs étrangers, le CIB pèse sur le plan international. Cent pays représentés pour un salon professionnel de la filière forêt-bois, c’est un indicateur de rayonnement. Il ne dit toutefois rien de la valeur des contacts noués, ni des volumes d’affaires générés.

Pour les flux commerciaux eux-mêmes, un autre dossier prolonge utilement ces chiffres : FrenchTimber et les exportations de bois français en 2025.


Les nouveautés 2026 : quatre espaces pour structurer l’offre

Le salon a ajouté plusieurs espaces thématiques pour cette édition. Les professionnels y trouvaient des contenus que les halls classiques ne traitaient pas.

  • Matériaux biosourcés : un espace dédié, dans lequel le Collectif Biosourcé Pays de la Loire disposait de plus de 200 m².
  • Marque Employeur : un espace consacré à l’attractivité des métiers, enjeu de recrutement récurrent pour la filière.
  • Innovation : l’espace devait accueillir des démonstrations de réalité mixte et des projets de recherche, d’après les informations publiées avant l’ouverture.
  • VIP International : un espace destiné aux visiteurs étrangers.

L’organisation en halls thématiques demeure le socle du salon. Cinq halls regroupent les métiers de l’aménagement, de la construction, des services, de la production et du commerce du bois. Le salon y rassemble des produits comme les sciages, les panneaux et les parquets, selon les descriptifs publiés.

Des conférences centrées sur le carbone et la forêt

Le programme de conférences abordait deux sujets structurants. Le premier était la capacité de la filière forêt-bois à contribuer aux stratégies bas carbone. Le second était la santé des forêts françaises et les menaces pesant sur la ressource future.

Ces thèmes recoupent ceux d’un autre rendez-vous de la profession. Vous en trouverez le décryptage dans notre compte rendu du Forum International Bois Construction 2026.


Le baromètre IFOP : un salon qui devient observatoire

La grande nouveauté de cette édition tient moins à un hall qu’à un outil. Le CIB a lancé un baromètre économique avec l’IFOP. L’ambition affichée est de faire du salon un observatoire de la filière, avec des mesures renouvelables d’une édition à l’autre.

💡 Définition : un baromètre d’opinion mesure à intervalles réguliers la perception d’un secteur par un échantillon constant de répondants. Sa valeur tient à la répétition : un seul relevé donne une photographie, plusieurs donnent une tendance.

Les premiers enseignements, publiés par Ouest-France avant l’ouverture, dessinent un tableau contrasté :

  • 57 % des professionnels interrogés jugent le marché français en recul.
  • Près d’une entreprise sur deux déclare une croissance de son chiffre d’affaires en 2025.
  • 85 % estiment que l’image du bois est un levier essentiel de développement.
  • Plus de deux entreprises sur trois voient dans l’évolution des normes et réglementations le principal frein à leur activité.

Un pessimisme collectif, des résultats individuels meilleurs

Le contraste mérite d’être souligné. La majorité décrit un marché en recul, alors qu’une entreprise sur deux affirme avoir progressé. Ce décalage entre perception du secteur et résultats de sa propre entreprise est classique dans les enquêtes de conjoncture. Il ne signifie pas que l’un des deux constats est faux.

Le point le plus net est ailleurs. L’image du bois est un atout reconnu, et la complexité normative est vécue comme un obstacle. Pour une filière qui mise sur la décarbonation et les matériaux biosourcés, ce diagnostic dit où se situe la friction : dans le cadre réglementaire plus que dans la demande.

⚠️ Attention : ces chiffres proviennent des premiers résultats communiqués avant le salon. Les données complètes du baromètre, avec la taille de l’échantillon et la méthode, restent à consulter auprès des organisateurs et de l’IFOP.


Le stand « Les Bois de France » : vitrine des essences françaises

L’entretien avec Géraldine Cesbron et Amélie Pade portait en particulier sur le stand filière « Les Bois de France ». Ce stand collectif a valorisé le savoir-faire de la filière et les essences françaises. Il joue le rôle de vitrine unifiée pour des acteurs qui, sur le reste du salon, exposent chacun à titre individuel.

Pourquoi un stand collectif compte

La FNB y tient une place de représentation de la profession. Un stand commun a un intérêt concret : il donne un visage lisible à une filière fragmentée, de la forêt au sciage jusqu’à la transformation. Pour un visiteur étranger, souvent peu familier de l’offre française, il offre un point d’entrée unique.

Les stands collectifs régionaux répondent à la même logique. Les entreprises ligériennes, par exemple, se retrouvaient sous une bannière commune dans le Grand Palais, comme l’indique l’annonce de MB3C, négociant en bois d’Afrique et des pays baltes.

Ce que le stand dit de la stratégie de la filière

La mise en avant des essences françaises s’inscrit dans un discours plus large : valoriser la ressource locale et rappeler que le bois est un matériau d’avenir. Les exposants parlent de construction bois, d’aménagements extérieurs, de menuiserie ou de mobilier urbain. Le stand collectif donne à ce discours une cohérence d’ensemble.


Ce que retiennent les organisateurs et les professionnels

Trois idées ressortent de ce bilan :

  1. Une audience solide : 650 exposants et 13 390 visiteurs confirment la place du CIB parmi les rendez-vous de la filière.
  2. Une ouverture internationale : 41,5 % de visiteurs étrangers, issus de 100 pays.
  3. Un positionnement d’observatoire : le baromètre IFOP transforme un salon d’affaires en outil de suivi de la conjoncture.

La vraie question se posera en 2028. Un baromètre n’a de valeur que par sa comparaison dans le temps : la prochaine mesure dira si le pessimisme sur le marché français s’est atténué, et si la pression normative reste le premier frein cité. D’ici là, notez les dates : le Carrefour international du bois reviendra à Nantes les 30 et 31 mai et 1er juin 2028.

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